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30/06/2016

Panama Papers : un caillou de plus dans la chaussure du Président de l’AS Monaco…

A une époque où une actualité chasse l’autre, le scandale des Panama Papers est sorti de la UNE des journaux. Pourtant, l’affaire est loin d’être terminée et l’examen minutieux des documents ne finit pas d’étonner. Ainsi pour dissimuler ses actifs dans des sociétés offshores, Dmitri Rybolovlev a bénéficié de l’aide d’une fiduciaire suisse, ILEX, appartenant à Kaloyan Stoyanov.

Stoyanov complice de Rybolovlev

Dès la révélation du scandale des Panama Papers, le nom de l’oligarque a été associé à cette affaire. Le 7 avril, le journal le Monde consacrait une pleine page au Président de l’AS Monaco et notait très justement : « L’intérêt de l’oligarque russe pour les montages financiers n’est pas nouveau. Sa propension à opacifier son patrimoine a été dénoncée, dès 2008, par Elena Rybolovleva, son ex-femme, lorsqu’elle a décidé de divorcer» Puis le quotidien du soir détaillait par le menu le nom des sociétés écrans connues et les montants déposés dans certains paradis fiscaux. La liste du journal n’est, bien évidemment, pas exhaustive tant Dmitri Rybolovlev a pris un soin méticuleux à détourner les regards de sa véritable fortune. Pour avoir une idée réelle de son patrimoine caché à Chypre, au Panama, aux îles vierges britanniques ou ailleurs, il faudrait mettre au travail pendant une année entière une dizaine d’enquêteurs chevronnés ! De la même manière, pour monter cet enchevêtrement tentaculaire et complexe de sociétés écrans afin de dissimuler son patrimoine à la justice suisse lors de son divorce, l’oligarque a eu besoin d’aide de cabinets d’experts et de complices. Le coup de génie du Président de l’AS Monaco a été de choisir son ami le fiscaliste Kaloyan Stoyanov et son groupe suisse ILEX pour l’aider dans cette entreprise. Pendant que la justice helvète cherchait à Monaco, Chypre, Hong-Kong ou Singapour, le montage financier se réalisait à deux pas du tribunal ! Qui aurait pu y penser ?

Une défense sans défense…

Evidemment, l’oligarque se défend d’avoir dissimulé son patrimoine. Sa fidèle avocate Tetiana Bersheda a réagi aux révélations des Panama Papers. Elle s’explique dans Nice Matin : « L’affaire des Panama Papers relaie des informations imprécises. Tant que les juridictions offshores existent, l’utilisation de sociétés sises dans de telles juridictions n’a rien d’illégal ou d’immoral en soi. » Puis l’avocate ajoute « c’est uniquement dans des buts contraires à la loi de telles sociétés qui doit être réprimé. » Cacher son patrimoine à la justice ou au fisc n’est-il pas contraire à la loi ? Si ces montages ne sont pas illicites pourquoi les utiliser et dépenser tant d’argent auprès d’experts fiscaux pour les réaliser ? Décidemment la défense de la défense s’avère bien légère. Quant à la morale, le clan Rybolovlev est assez mal placé pour y faire référence tant il traine de casseroles, l’affaire des Panama Papers n’étant qu’un avatar de plus dans une histoire déjà extrêmement chargée. Comme l’écrit le quotidien Nice Matin « l’implication de Rybolovlev dans les Panama Papers résonne fort à Monaco» Sans aucun doute, la découverte des liens entre le groupe suisse ILEX de Kaloyan Stoyanov et le Président de l’AS Monaco risque fort de tournebouler aussi la place de Genève…

20/06/2016

Le football européen, machine à blanchir l’argent de la mafia russe

A 13H45, en ce mardi 3 mai 2016, Alexander Tolstikov est encore un homme libre. Le Russe, propriétaire du club portugais de Leiria, fait même figure de sauveur providentiel pour cette ville de plus 100’000 habitants, située entre Lisbonne et Porto.

L’homme a en effet racheté l’Uniao Desportiva de Leiria en 2015, alors que la faillite guettait. Mieux encore, il a promis aux supporters la fin du purgatoire en troisième ligue portugaise et le retour à terme en Primera Liga.

Un partenaire stable

«Leiria a sa place dans l’élite, disait-il alors. Cela passe par une réorganisation et une professionnalisation des structures.» Pour cela, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Alexander Toltsikov en a, tout comme ses partenaires, des russes comme lui. Il l’a montré à plusieurs reprises en 2014. Alors que le club ne lui appartenait pas encore, il éponge plusieurs ardoises et investit dans des infrastructures.

Sans jamais briller au firmament européen, Leiria a connu des succès d’estime. Le club participe à la Coupe Europa, en 2004 et 2008. Il gagne également la défunte Coupe Intertoto en 2007. Lors de l’Euro 2004, son stade alors flambant neuf accueille les matches de la Croatie contre la France (2-2) et la Suisse (0-0). Enfin, un certain José Mourinho y fut entraîneur lors de la saison 2001–02. Ses succès sur le terrain lui ouvriront toutes grandes les portes de Porto une saison plus tard.

Alexander Tolstikov sait tout cela et, lorsqu’il propose une reprise du club, il est considéré comme un partenaire stable, favorablement connu. Personne alors ne s’inquiète de le voir constituer une société anonyme sportive (SAD) pour chapeauter le club. Personne non plus ne proteste lorsqu’il s’arroge 60% de la SAD Leiria via DS-Investment LLP, une société opaque basée à Londres. Personne, enfin, ne s’inquiète de la provenance des flux d’argent qui rejoignent le club. Au final, une situation fréquente dans ces situations, où des oligarques avec une immense fortune investissent dans les clubs du continent.

De belles promesses

C’est que le Russe sait faire rêver autant qu’il rassure. Toujours habillé de gris, dans des costumes sobres et bien coupés, il a le ton posé, retenu, presque timide, de ceux qui travaillent dans l’ombre sans afficher leur réussite. Mais ce qu’il dit enflamme les supporters: «Nous sommes tous dans le même bateau, grâce au soutien de Rui Lisboa, le président du club, et celui de la commune de Leiria, nous rejoindrons la Primera Liga et pour longtemps.»

Il met également en avant un développement du centre de formation et laisse entrevoir qu’à terme le groupe d’investisseurs qui le suit «pourrait racheter le Stade Dr. Magalhães Pessoa pour y créer des espaces commerciaux et un hôtel.»

Dans l’intervalle, il fait venir de Russie de jeunes footballeurs. Pour étoffer le contingent, dit-il. Car le président de Leiria possède une autre casquette, celle d’agent de joueurs. Via la société D-Sports (www.d-sports.ru), il gère la carrière de quatre-vingts footballeurs russes d’à peine 20 ans. En quelques mois, plusieurs russes rejoignent ainsi le club. Il explique alors sa stratégie dans une interview vidéo accordée au magazine sportif O Jogo

(http://www.ojogo.pt/Futebol/2a_liga/uniao_leiria/interior.aspx?content_id=5156563)

La prison

L’Uniao Desportiva de Leiria semble désormais pouvoir renouer avec le succès. Mais à 13h45, en ce mardi 3 mai 2016, les espoirs des «socios» du club vont s’évanouir brutalement. A cette heure-là, la Police judiciaire portugaise termine sa perquisition des locaux de la SAD Leiria, situés dans l’enceinte du stade Dr. Magalhães Pessoa. L’opération Matrioskas, du nom de ces poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres, vient de débuter. Quelque 70 policiers sont mobilisés, avec le soutien d’Europol.

Vingt-deux perquisitions sont effectuées dans la région de Leiria, Lisbonne et Braga. Des clubs, des entreprises, des bureaux, des domiciles privés et un cabinet d’avocats sont visés. Quelques heures plus tard, Alexander Tolstikov est arrêté, en compagnie de son adjoint moldave, Sergiu Renita et du directeur financier de la SAD Leiria, Pedro Violante. Les chefs d’accusation ne laissent pas place au doute: blanchiment d’argent, fraude fiscale, faux dans les titres et association de malfaiteurs.

Au JO de Pékin

Dans le même temps, Europol relève le «démantèlement d’un groupe transnational de criminalité organisée principalement composé de citoyens russes s’adonnant au blanchiment d’argent via le secteur du football». A sa tête, le mystérieux Tolstikov.

Mystérieux, car l’homme s’est peu livré. Dans une courte interview accordée à l’hebdomadaire Expresso, il révèle qu’il est né en Moldavie et qu’il a été joueur professionnel pendant huit ans. Reconverti dans le management sportif, il fut, selon la presse russe, le premier à ouvrir une agence en Asie. Actif dans l’organisation des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, il retourne en Russie pour présider le centre de formation du FC Krasnodar. Leiria l’aurait séduit pour «son stade aux normes européennes».

Offshores aux Seychelles

Mais pour Europol, la séduction était ailleurs. «Actif depuis 2008 au moins, ce réseau criminel fait probablement partie d’un groupe mafieux russe important, directement responsable du blanchiment de plusieurs millions d’euros dans plusieurs pays de l’Union européenne.»

Le mode opératoire des malfrats sonne étrangement aux oreilles de qui connaît l’histoire récente de Leiria: «Le groupe vise des clubs européens en détresse financière. Il les infiltre en leur présentant des bienfaiteurs leur accordant des dons ou des investissements.» Une fois la confiance gagnée, les clubs se voient proposer une offre de rachat au travers «d’hommes de paille dirigeant un réseau de sociétés opaques dont le rôle est de cacher leur propriétaire réel.» Un scénario qui se répète dans plusieurs ville Européennes, y compris avec des clubs associés à de prestigieuses municipalités.

Ainsi, la SAD Leira appartient à 40% au club lui-même et à 60% à DS-Investment LLP. Cette dernière, basée à Londres, a pour propriétaires deux autres sociétés: D-Sports Ltd et Legal Sport Ltd, toutes deux basées aux Seychelles et partageant la même adresse. Paradis fiscal connu, les Seychelles ne publient pas les noms des ayants droits économiques des sociétés qui y sont domiciliées. Pratique.

«On n’a rien vu!»

Une fois aux mains de la mafia russe, les clubs servent de lessiveuses à blanchir l’argent sale, «généralement en sur ou sous-estimant la valeur de joueurs sur le marché des transferts et en jouant sur des contrats de droits télévisés», indique encore Europol.

C’est pourquoi la police a également perquisitionné les clubs de Benfica, Sporting Lisbonne et Braga. Selon le Diário de Leiria, un journal local, les forces de l’ordre se sont fait remettre les contrats de trois joueurs russes, acquis par Leiria et qui ont finalement renforcé les équipes du Benfica ou du Sporting. Vitali Lystsov, 20 ans, Ivan Zlobin, 19 ans, (prêtés à Benfica) et Tomas Rukas, un défenseur central de 19 ans (prêté au Sporting Lisbonne).

Très attentif aux flux criminels transfrontaliers, Europol relève avoir détecté ces opérations frauduleuses «grâce au train de vie dispendieux des suspects». Ceux-ci étaient à l’origine de l’importation «de quantités importantes d’argent liquide depuis la Russie, via des courriers, en violation des lois européennes». 

Ces indices, qui ont alerté la police européenne, ont par contre tout à fait échappé aux dirigeants du club lui-même. Ainsi, Rui Lisboa, président du comité, affirme-t-il que «les Russes décidaient de tout dans l’opacité. Nous apprenions même l’engagement de certains joueurs par les médias.» Un tel aveuglement montre sans doute que la route vers la rédemption sera longue pour l’Uniao Desportiva de Leiria qui n’a plus de virginal que la couleur blanche immaculée de son maillot à domicile.

Des similitudes troublantes...

Alors que ces pratiques semblent assez répandues, la presse russe mentionne que d'autres oligarques Russes commencent à s'inquiéter, faisant des liens entre cette affaire et d'autres milliardaires propriétaires d'équipes de football. On pense bien sur à Roman Abramovitch, propriétaire de la célèbre équipe Anglaise de Chelsea ou à Dimitry Rybolovlev, qui avait racheté l'AS Monaco en 2011.

On comprend que Dimitry Rybolovlev s'inquiète. Plusieurs éléments de l'affaire font directement penser à ses affaires judiciaires, historiques ou actuelles. Historiques, car l'homme avait fait près d'un an de prison préventive en 1996 dans une affaire de meurtre et relations avec la mafia, une affaire en passe d'être ré-ouverte par la justice Russe. Ou actuelles, car l'homme s'y connait en montage de trusts et de structures offshore, ayant déjà utilisé ces mécanismes pour faire sortir sa fortune de Russie ou cacher des actifs à son ex-femme dans le cadre de leur divorce rocambolesque, souvent titré comme le plus cher de l'histoire. Plus récemment, on le retrouve mentionné plusieurs fois dans les Panama Papers, ce qui n'arrange rien à ce climat de suspicion croissante.

Alors, est-ce le début du grand coup de balai dans les clubs Européens ? Du côté des fans ou des autorités, on attend de voir. Les policiers d'Europol annoncent eux que cette arrestation n'est qu'un début....

 

10/06/2016

AS Monaco? La bonne affaire des transferts ... Suite

Les bons numéros de Monaco

Le Numéro 2 Fabinho, jackpot estimé: 25 millions d’euros

Fábio Enrique Tavares, c’est 188 cm et 78 kg de défense à tendance offensive d’origine brésilienne. Seulement 22 ans, dont 3 passés à l’ASM après Fluminense et le Real Madrid, entre autres. Il est convoité par les plus grands clubs européens qui devront patienter pour le récupérer après la Copa America qu’il disputera avec la Seleção. 25 millions c’est le minimum, car nous ne sommes pas à l’abri de le voir faire des étincelles qui feraient s’enflammer les prix.

Le numéro 3 Layvin Kurzawa, jackpot: 24 millions d’euros

Né à Fréjus, il rejoint le centre de formation de l’ASM, l’Academy, à seulement 15 ans. Coupe Gambardella en poche, il s’affute pour devenir un redoutable latéral. Cédé au PSG l’été dernier pour 24 millions, il passera probablement une partie du prochain à Clairefontaine. Un beau gâchis pour le club qui lâche une de ses stars locales contre un gros chèque et une place sur le banc de touche à Paris.

Le Numéro 17 Yannick Carrasco, jackpot: 20 millions d’euros

Né en Belgique et âgé de 22 ans, Carrasco pourrait presque être considéré comme une monégasque pure souche, bien qu’il soit sélectionné régulièrement avec les diables rouges, l'équipe nationale belge. Milieu de terrain, ses premiers matchs sur le rocher, c’est en CFA qu’il les joue durant deux saisons. Il rejoint ensuite l’équipe A alors en Ligue 2 (2012-2013). Fidèle et pugnace, il sera récompensé de ses bons et loyaux services... en étant revendu de son club fétiche et historique pour se retrouver relégué parmi les réservistes de l'Atlético Madrid contre un chèque de 20 millions pour le patron de l'ASM, Dmitri Rybolovlev.

Le Numéro 22 Geoffrey Kondogbia, jackpot: 40 millions d’euros

Geoffrey Kondogbia est né en 1993. Milieu récupérateur formé au RC Lens, il arrive en 2013 sur le Rocher contre 20 millions d’euros déboursés auprès du FC Séville. L’ASM double la mise en juin 2015 en le vendant à l’Inter Milan qui signe là un des plus gros transferts de son histoire.

Le numéro 23 Anthony Martial, jackpot: 50 à 80 millions d’euros

L’attaquant Anthony Martial arrive à l’AS Monaco à 17 ans, plein de rêves et d'énergie. L’Olympique lyonnais (OL), son club formateur, en demande 5 millions. Un chiffre déjà élevé pour un joueur encore mineur, même si on le présente déjà comme le futur Thierry Henry.

Pendant cet été 2015, le désintérêt de Dmitri Rybolovlev pour les aspects sportifs du club devient de plus en en plus visible, puisqu'il ne fait même plus l'effort d'aller assister aux matchs joués sur le Rocher. Est-ce dû à ses ennuis judiciaires ou la confirmation qu'il n'aura pas la citoyenneté monégasque malgré ses investissements faramineux dans la Principauté? Difficile à dire.

Alors que Martial vient de signer un nouveau contrat courant jusqu'en 2019 avec l'ASM en Juin 2015, le numéro 23 apprend avec surprise dans les dernières heures du mercato d'été qu'il vient d'être vendu à Manchester United... Un changement de maillot, du rouge et blanc au rouge et noir, qui rapporte mieux que n'importe quel investissement, où Rybolovlev encaisse un premier chèque de 50 millions, dans un deal qui prévoit encore 30 millions optionnels supplémentaires soumis à performance.

Difficile d’avoir une estimation précise tant les transferts sont confidentiels, mais 100 millions de bénéfice net pour l'ASM et son patron (hors bonus et intéressements) sur l’exercice 2015 parait être un chiffre cohérent.

La cagnotte de 100 millions

Ce que tout le monde souhaite savoir c’est comment cet excédent budgétaire découlant des transferts va être investi. Président de l'OL, Jean-Michel Aulas a appliqué la même technique. On se souvient de la vente de Benzema et Ben Arfa, et du recyclage des brésiliens magiques appelés à évoluer dans les déserts des émirats pour profiter d’une retraite dorée et bien méritée. La différence c’est que Jean-Michel Aulas avait son grand stade à construire. Monaco n’a pas de problème d’infrastructures.

Peu probable aussi qu’il y ait un changement d’entraîneur, car Leonardo Jardim, dont le contrat court jusqu'en 2019, se plaît en Principauté et les résultats, sans être mirifiques, sont bien meilleurs qu'avant son arrivée. L'avenir de cette tirelire dépendra donc surtout des projets à venir du propriétaire du club. Et c'est là que l'inquiétude grandit.

Ceux qui le croyaient passionné de football ont vite déchanté. Homme d'affaires, souvent présenté comme froid et calculateur, Rybolovlev voit l'ASM autant comme un business que comme une carte de visite "haut de gamme" pour s'insérer dans le microcosme du Rocher.

La question de l'avenir se pose donc de manière légitime. D'autant plus que les projets d'installation durable à Monaco ne semblent plus d'actualité. En effet, le milliardaire n'est pas apparu dans les tribunes depuis plusieurs mois et n'occupe plus son immense appartement loué de 1600 m2, alors que certains de ses proches collaborateurs historiques et soutiens locaux sont désormais dans le collimateur des autorités de la Principauté.

La question de la volonté du milliardaire Rybolovlev de garder cette carte de visite dans un territoire qui ne l'intéresse plus renforce la crainte des monégasques de voir cette cagnotte repartir avec son propriétaire milliardaire vers d'autres rivages, plus sensibles à ses moyens et plus tolérants du point de vue judiciaire.

Alors que l'importance des transferts est toujours plus grande après une coupe de l'UEFA, les prochains mois seront décisifs pour l'avenir du club. Une chose est donc sûre: bien que le public du stade Louis II soit froid, cet été, le mercato sera chaud à Monaco.